Contrôle technique: un passage obligé pour tous les véhicules

Par l’arrêté Ministériel du 1er janvier 1992, le contrôle technique réglementaire est devenu un passage obligatoire pour tous types de véhicules. L’objectif est de garantir la sécurité routière. Pour éviter les accidents dus à la défaillance de certaines pièces de l’automobile, il est donc indispensable pour chaque véhicule d’effectuer un contrôle technique régulier.

Contrôle technique automobile : une démarche obligatoire

Le contrôle technique concerne toutes les voitures des particuliers de moins de 3,5 tonnes véhiculées depuis plus de 4 ans. Il dépend de la date de mise en circulation du véhicule, mais aussi de la date de son précédent contrôle. L’examen est réalisé par des professionnels agréés par l’État, dans un centre certifié, afin de garantir une évaluation objective et impartiale. Ce professionnel justifiant d’une certification délivrée par la Préfecture passe en revue notamment les principaux composants du véhicule relatifs à la sécurité, mais aussi au respect de l’environnement.
La fréquence du contrôle technique dépend du type de véhicule. Elle est de 24 mois pour les véhicules de tourisme, tandis que les véhicules utilitaires comme les taxis et les ambulances doivent s’y soumettre annuellement.
Il n’y a pas d’assurance pour les véhicules qui n’ont pas subi un contrôle technique. De plus, en cas d’oubli, le conducteur risque la confiscation de sa carte grise par les autorités de police ou de gendarmerie avec une amende de 135 €. Le certificat d’immatriculation peut être retenu pendant 7 jours et chacune des sanctions prévues par le Code de la Route pour les véhicules en mauvais état de fonctionnement.

Les types de contrôle technique

Il existe trois types de contrôle technique suivant le besoin et l’état du véhicule :

  • Le contrôle technique réglementaire : il s’agit de vérifier le véhicule et déterminer les défauts qui seront soumis ou non à réparation obligatoire. Un timbre est apposé sur votre carte grise mentionnant la date de validité et une vignette sur le pare brise si le constat est positif. Dans le cas où le contrôleur repère des défauts à réparation obligatoire, le conducteur aura un délai de 2 mois à dater de la visite initiale pour faire réparer et effectuer une contre visite.
  • Le contrôle complémentaire pollution : il s’agit d’un contrôle de la pollution qui ne concerne que les véhicules utilitaires ou assimilés. Ce contrôle doit être effectué à l’initiative du propriétaire du véhicule entre le 10e et le 12e mois après le contrôle technique complet obligatoire.
  • Le contrôle volontaire : à tout moment, le conducteur peut effectuer un contrôle technique volontaire complet ou partiel. Ce type de contrôle ne donne pas lieu à un rapport de contrôle : pas de vignette, ni de timbre sur la carte grise, il n’y a pas de contre visite.